vendredi 14 août 2015

Landévennec 1990 - 2015

Landévennec, Août 1990 – août 2015.



Il y a 25 ans, je réalisais mon premier séjour à Landévennec dans l’équipe de bénévoles qui aident les moines à accueillir les personnes qui passent au monastère.

25 ans plus tard, les aléas de la vie m’ont empêché de participer à la retraite d’avril et c’est donc en ce mois d’août que je me retrouve en ce lieu « référence » pour ma vie.

Bien entendu, j’ai eu l’occasion de revenir plusieurs fois entre ces deux dates, pas aussi souvent que je l’aurais voulu mais suffisamment pour avoir l’impression d’arriver « à la maison » ! Quelques sourires échangés avec des moines, un échange avec Fr. Martin à l’hôtellerie, me voilà en terrain connu, prêt pour ce temps de retraite spirituelle.

Après une journée passée ici, j’apprécie tout ce qui fait « l’essentiel » de ce lieu. Bien sûr il y a eu quelques changements en 25 ans, des lieux, des personnes nouvelles… Et moi-même, je ne suis plus exactement le même. Mais ce qui me marque dans ce lieu, quelques soient les saisons, quelques soient les années c’est le climat de sérénité qui règne ici. Il suffit de croiser des retraitants sur les chemins du monastère, même des gens de passages, touristes ou pèlerins, pour  voir un sourire illuminer leur visage au moment du petit bonjour de politesse. Au-delà même du périmètre du monastère, sur le chemin de la Chapelle du Folgoët, les mêmes sourires, la même sérénité.
D'où vient cette sérénité ? De la prière des moines ? Sans doute et j’y reviendrai, mais nos frères de Landévennec ne sont que des hommes avec leurs pauvretés et leurs richesses…
 Du lieu alors ? Je le pense. Comment ne pas être convaincu que St Gwénolé fut inspiré par Dieu pour choisir un tel lieu : l’Aulne, ses méandres, son embouchure… La forêt alentour…

Et aujourd’hui, Le bourg de Landévennec avec son port et son église entourée du cimetière… Et surtout l’abbaye dont les pierres de Logonna se dorent  au soleil levant comme au couchant ! Son église aux formes épurées qui fête cette année ses 50 ans. Le parc qui entoure les pavillons et nous mène jusqu’au Pénity… Devant tant de beauté, on ne peut que se sentir serein !

Et puis, la prière des moines… En 25 ans, certains airs ont changé, d’autres sont restés : chacun de ceux-là est comme une madeleine du célèbre Marcel, nous rappelant ces nombreux temps de prière à l’église abbatiale, comme autant de moment privilégiés de rencontre avec Dieu.

 Et les petites madeleines ne manquent pas. C’est le bruit du gravier sous les pas devant les salles à manger, le claquement de la porte en bois, près du musée, passage privilégié des retraitants, le bruit de mes pas dans les escaliers menant à l’église, la porte qu’on se tient les uns les autres en sortant après l’office, la douleur dans les cuisses lors des montées de la côte menant du Pénity au monastère… Sans doute, tous ces petits signes d’un passage (passé) heureux ici à Landévennec aident beaucoup à ce sentiment de bonheur.


Et puis comme « clin Dieu » pour finir ce séjour. Dernier repas avant le départ... Une personne arrive. Nous nous reconnaissons! Elle était elle aussi dans l'équipe d'accueil du mois d'août 90!Nous nous étions revu il y a 15 ans, déjà par hasard, et voilà que la providence nous permettait de croiser de nouveau nos chemins, moi finissant ma retraite, elle commençant la sienne ! Quelques minutes d’échange joyeux et l’espoir de ne pas ré-attendre 15 ans pour se revoir ! 

le 15/17: l'aventure avec un grand H !

Quand on s'intéresse au cyclisme, il y a des noms mythiques: le Mont Ventoux, l'Alpe d' Huez et, plus proche du séjour que je ...