samedi 31 décembre 2011

Bilan 2011

J'aime bien ces moments de fin et de redépart. Ils nous invitent à la relecture... Un petit coup d'oeil dans le rétro pour un petit bilan.

J'ai aimé,

  • La session de Noël, toujours vivifiante. Le plaisir de partager avec les frères des moments de convivialité, des moments de réflexion, des moments de prière...
  • La vie en communauté, fraternelle, pleine d'indulgence, de complicité, de soutien, d'attention mutuelle, de pardon...
  • La fin de ma première année à La Rose des Vents... Et le début de la seconde. Le maintien d'une atmosphère fraternelle, faite d'attention, d'écoute de l'autre.
  • La colo de cet été. L'équipe d'animation et celle de direction. Ce qui a été vécu et partagé avec les enfants et entre adultes.
  • Des romans, des essais,des BD, des albums de musique, des films... En tous genres... Parce qu'ils aidaient à réfléchir, parce qu'ils étaient drôles, détendants, émouvants...
  • Des rencontres, prévues ou imprévues: revoir des amis de Rennes et d'ailleurs... Les échanges à Bain...
  • Récolter les pommes de terre et les tomates dans le jardin!!!
  • Les signes d'amitié et d'affection dans les moments plus douloureux de la vie.
Voilà mon bilan d'année.

Merci Seigneur d'avoir été présent à chaque instant de ma vie! Apprends moi à toujours la regarder telle que tu la vois. Que cette année 2012 qui va commencer soit riche de ta présence, de ton regard d'amour, et de tout le bien que tu nous inspireras de faire et de vivre!

lundi 8 août 2011

Palandrin, lieu de la rencontre et de la joie

Quelques jours après la fin de la colo, il est temps de donner un petit coup d'oeil dans le rétro!

Que retiendrai-je de cette nouvelle aventure au Palandrin? 

Beaucoup de souvenirs, comme chaque année... De nouveaux collaborateurs, de nouvelles rencontres... A voir les sourires des enfants et des animateurs en fin de séjour, à voir les larmes partagées au moment de se quitter, le constat semble évident: une fois de plus le Palandrin fut un lieu riche en relations humaines et en temps forts!

Quelques 19 ans après ma première colo comme anim, beaucoup de choses ont changé quant au fonctionnement. Mais l'esprit reste la même... A croire que la tradition se transmet, sans bruit, dans ce qu'elle a de plus riche tout en laissant la porte ouverte au meilleur de chaque époque!

Dans un long échange avec Magali et Serge, les deux conteurs marseillais d'Apple Paille, ils témoignaient de leur plaisir toujours renouveler de vivre chaque été une ou deux soirées à la colo. Ce qu'ils soulignent, avec leur regard tout à la fois extérieur et professionnel (ils sont tous les deux instits!!!), c'est la cohésion du groupe d'enfants malgré sa diversité en âge (de 7 à 12 ans!), la présence active des anims au milieu des enfants... Ce qu'ils nomment "valeurs des colos traditionnelles" et qu'ils ont parfois bien du mal a retrouver sur d'autres lieux de séjour de vacances!

C'est la même impression que je ressens à la fin de ce séjour: la cohésion d'une équipe d'animation, jeune et dynamique, malgré la diversité des caractères et des parcours; la joie d'être ensemble des enfants. 

Des enfants "normaux", a priori ni plus ni moins sages que ceux de nos écoles mais qui, dans cette grande respiration que représente la colo dans leur année, ont su partager ce qu'ils étaient, dans leurs fragilités, parfois, mais aussi dans le meilleur d'eux-même!

mardi 17 mai 2011

Donner de la joie...

Aujourd'hui, 500 enfants et leurs accompagnateurs se retrouvaient pour un rassemblement du Réseau Mennaisien Enfants à St Malo. Ils venaient de 6 écoles d'Ille et Vilaine: St Malo, Retier, Fougère, Rennes, Vitré et Bain de Bretagne. A Ploërmel, Chateaulin, et Pontchateau avaient lieux d'autres rassemblements ce même jour...


Au retour de cet évènement, me revient le refrain de notre chant principal: "Donner de la paix, donner de la joie..." C'est effectivement beaucoup de joie donnée et partagée que nous avons vécu ce jour.

Ce qui a permis que cette journée soit source de Paix et de Joie? Sans aucun doute l'investissement des nombreux adultes chacun à leur niveau: Les organisateurs et les enseignants,  bien entendu, mais aussi les bénévoles nombreux et efficaces, les parents d'élèves présents et souriant même si, parfois, quelques "chères têtes blondes" savent "jouer avec leurs nerfs"... Quand je fais le tour de tous ceux qui se sont investis (de la maman secouriste qui prend une journée et trouve d'autres bénévoles, aux jeunes en formation d'éducateurs sportifs qui viennent animer des jeux, en passant par des enseignants en retraite venus donner un coup de main) je me réjouis de  cette solidarité vécue. 


J'espère, je crois, que tous ces gens ont pu recevoir à la hauteur de ce qu'ils ont donné, et plus encore!


Merci encore à eux, en mon nom et au nom des enfants!

samedi 12 mars 2011

Terrienne

Tout commence sur une route de campagne...

Etienne Virgil, écrivain se sentant sur le déclin, prend en stop une jeune fille: Anne Collodi. jeune fille étrange, un scarabé dans la main, aux questions franches qui semblent aller à l'essentiel...

Un panneau: "Campagne 3,5 km". La voiture s'arrête. La jeune fille descend et disparaît.

En repassant le lendemain, Etienne Virgil découvre que la route n'existe plus... Pourtant, une semaine plus tard, reprenant en stop son étrange passagère, il va la redéposer devant cette même route!

Entre temps, dans la voiture, elle lui a raconté: la rencontre de sa soeur Gabrielle avec un mystérieux jeune homme: Jens. Leur mariage, venant si rapidement. Les invités de la noce, si... "parfait" et en même temps si... "artificiels" et la disparition de Gabrielle, dès le lendemain. Et enfin, cet appel, improbable, de sa soeur, un an plus tard, à venir à son secours en prenant la route de Campagne!

Commence alors une aventure au-delà des frontières de notre planète, dans un monde aseptisé où même respirer est une anormalité. C'est dans ce monde hostile qu'Anne puis Virgil s'engouffrent. C'est dans ce lieu si éloigné de notre planète qu'Anne se découvrira profondément, existentiellement "Terrienne"!


Les histoires de Jean-Claude Mourlevat me laissent rarement indifférents. Ici encore ce roman, dit de "littérature de jeunesse", entraine les lecteurs dans une aventure extrèmement bien structurée, qui invite à la réflexion...

On pourrait ouvrir bien des portes de lecture pour ce roman... Celle d'un excellent divertissement bien entendu, mais d'autres bien plus essentielles à mon avis!

Une réflexion sur notre humanité bien "imparfaite" et méprisable, dans certains côté, mais qui est riche de la liberté fondamentale et constitutrice de nos existences.

Une réflexion aussi sur notre "fragilité", notre besoin du soutien et de l'aide des autres...

Et bien d'autres pistes encore: le mensonge, la souffrance de la disparition d'un être cher, l'acceptation de la différence, la futilité de certains de nos comportements de société...

A la fin du roman Anne écrit dans son journal:

" [...] je suis amoureuse de cette Terre sur laquelle j'ai mes pieds. Je l'aime avec tout ses défauts, toutes ses tares. Je l'aime à cause de ça. J'aime le trop froid et le trop chaud, la pluie, la boue, les embouteillages, les examens ratés, les cartes postales moches, les mensonges, les larmes, les blessures et la mort. J'aime ce qui manque et ce qui dépasse, j'aime le trop et le pas assez. Je veux me brûler aux orties et aux casseroles, ça ne me dérange pas, je veux bien égarer mes clés, avoir mal à la tête, être trompée (pas par Bran), être bousculée. Mais je prends aussi les bonnes choses. Je veux être caressée, je veux manger des banana split, je veux écouter de la bonne musique, recevoir des lettres, voir naître des bébés, faire la sieste, aller à Venise...
Je veux faire entrer de l'air dans mes poumons,
je veux respirer."


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vendredi 11 mars 2011

St Jacut de la mer

La pointe de l'île des Abihens
Petite pause dans le rythme de l'année...


Belle retraite spirituelle à Saint Jacut de la mer. Magnifique site, aussi bien à marée haute qu'à marée basse!
Bon endroit pour réfléchir au sens de la création dans nos vies!


Il est toujours heureux de découvrir que même quand le texte sur lequel on réfléchit est connu et même archi-connu (en l’occurrence: le premier chapitre de la genèse) il y a encore des trésors cachés qui nous aident à grandir dans la foi et en humanité.

dimanche 20 février 2011

Relations humaines?!

Dans son dernier livre, "Le Père immense", Eloi Leclerc fait une longue méditation de la lettre aux Ephésiens. Ce petit passage, lu récemment m'a interpellé...
" Les relations humaines sont un domaine bien complexe qui va de la simple indifférence à la domination de l'autre,par intérêt ou par affirmation de soi. On veut annexer l'autre, on le veut pour soi. Dans tous ces cas, on rabaisse l'autre au rang d'objet ou de moyen. On se sert de lui, on ne le respecte pas, on ne le reconnaît pas dans sa dignité d'homme et d'enfant de Dieu.
A ce stade, les relations humaines sont toujours conflictuelles. Et le monde dans lequel nous vivons ne peut-être que violent: violent de la part de ceux qui asservissent, violent aussi de la part de ceux qui souffrent dans leur être méconnu et menacé et qui se défendent." 


Comment ne pas rapprocher cette réflexion avec l'actualité dans bien des pays...

Plus proche de nous, cela interroge sur nos propres relations...

Dans le métier d'enseignant, la relation à l'autre est continue: à l'élève, au collègue, au parent... Si "les relations humaines sont un domaine bien complexe", c'est donc qu'il n'est pas si simple de construire une relation "désintéressée", "pour l'autre" qui ne s'établira pas dans "un rapport de domination".

Le texte d'Eloi Leclerc nous interroge. Il nous donne aussi des éléments de "relecture de nos actes" et de discernement: je ne peux oublier, dans mon rapport à l'autre, que lui aussi est créé à l'image et à la ressemblance de Dieu.
Cette "dignité d'enfant de Dieu" est un des fondement de la pédagogie mennaisienne. Puissions-nous en vivre chaque jour!

samedi 1 janvier 2011

L’Épiphanie pour commencer la nouvelle année

Dans la revue "Prions en Eglise", le P Christophe Husson écrit:" Entre lumière et obscurité, ténèbres et clarté, tous, nous sommes conviés à regarder la scène qui se réalise sous nos yeux. Tous embarqués par ces anonymes qui courent de partout pour se prosterner, nous devons trouver la meilleure manière de nous rendre près du Christ nouveau-né.


Avec quoi partons-nous pour cette aventure? Vraisemblablement d'abord avec tout ce que nous sommes. Car il est plus facile de se charger de présents que d'être en vérité. Partir à la suite de l'étoile qui guidait les mages suppose qu'il n'y ait pas de grands préparatifs mais que, au contraire, nous puissions prendre la route tel que nous sommes."


Il est de coutume, au début d'une nouvelle année, de souhaiter le meilleur pour les autres et pour nous même, comme on se le souhaite au début d'un voyage qui nous éloigne de notre cadre habituel. Ce lieu rassurant, plein de nos certitudes et de la reconnaissance des autres,  mais aussi de nos limites et de nos pauvretés...


Démarrer une nouvelle année, c'est comme un rite initiatique où nous nous donnons le droit d'un nouveau départ.
Mais, pour quel but? 
Peut-être qui si, bien de "bonnes résolutions" ne tiennent guère, c'est tout simplement parce qu'elles restent sans véritable objectif. 


Alors, il est bon, à la suite des mages, de choisir notre objectif. Pour eux, comme pour nous je l'espère, la rencontre du Christ.
Sans doute que, comme eux, cette rencontre se fera dans un lieu  bien inattendu et sous une forme que nous n'imaginons sans doute pas!


Mais qu'importe! Partons, prenons la route "tel que nous sommes". Que nous soyons nous-même le seul présent que nous offrirons au Christ qui vit en chacun de ceux que nous rencontrerons.
 "Soyons en vérité".
 Voilà ce que je nous souhaite à tous pour cette année 2011!


Bonne et sainte année! 

le 15/17: l'aventure avec un grand H !

Quand on s'intéresse au cyclisme, il y a des noms mythiques: le Mont Ventoux, l'Alpe d' Huez et, plus proche du séjour que je ...